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L'association

réunit des personnes (parents d'autistes ou non)qui ont pris conscience des problèmes qui se posent aux adultes autistes qui ne peuvent trouver de place dans les structures surpeuplées ou mal pris en charge dans des structures non spécifiques à leur handicap, et qui se proposent de les aider en mettant à leur service et à celui de leur famille ce qui est nécessaire à une prise en charge adaptée, de faire appliquer les lois, décrets, circulaires et recommandations, de tout mettre en oeuvre avec les moyens que permet la loi,afin d'obtenir le respect de l'autiste citoyen et son droit fondamental de personne humaine de connaître sa propre réalité. L'association est aussi une instance d'incitation.


 

 

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Référentiel bonnes pratiques:

Nous avons proposé au CDCPH Orne  et lors des travaux du schéma départemental du handicap un référentiel de bonnes pratiques pour la prise en charge des adultes 
autistes
Projet préliminaire:
Avant projet pour trouver une méthodologie, afin d'arriver à un consensus pour une bonne prise en charge
des Autistes accueillis ou qui seront accueillis au sein des institutions médico-social du département de l' Orne, proposé par l'association " Autistes Citoyens" dans le cadre des réunions "Autisme" de la CDCPH.

Ceci étant une proposition à travailler en commun, nous suggérons que ce protocole d'accord se fasse sous
la forme d'un cahier des charges accepté par tous.

Ce cahier des charges pourrait servir, non seulement d'outil de travail dans chaque établissement pour cerner les moyens d'une bonne prise en charge de la population autiste, il pourrait également permettre de concevoir les difficultés, les coûts, les manques financiers, les places dédiées ou non,les formations du personnel, le renforcement de ce personnel, s'ouvrir à l'originalité des prises en charges qui ne sont pas limitatives....
enfin, il pourrait être une référence indicative de prise en charge des autistes et TED pour les services de l'état, ou ceux du Conseil Général.

Nous avons basé cet avant projet sur les travaux de Jean François CHOSSY, la charte des droits et libertés de la personne accueillie, la charte sociale européenne de 1996 en particulier les articles concernant l'autisme et qui soulignent "qu'il existe en France une insuffisance chronique de structure d'accueil ou d'appui pour les autistes adultes", enfin sur la charte d'autisme Europe la Haye 1992.

1)On ne guérit pas de l'autisme

Il semble que la première action à entreprendre est la connaissance et la classification des personnes accueillies ou à accueillir. L'association préconise de se tenir à la définition des troubles autistiques à la DSM IV ou à la CIM 10. ( la définition Française étant obsolète ) Nous optons pour la CIM 10 semblable à la DSM IV mais plus complète. Celle ci est en général la référence des professionnels s'occupant d'autisme et celle des membres du Centre de ressources de l'autisme basse normandie.

 

Ce premier travail fait, il serait souhaitable que chacun s'engage à respecter ces classifications des organismes internationales.

2) Après ce travail de repérage; 

il doit y avoir un travail sur l'accompagnement;
Compte tenu de la diversité des cas:

- il doit être adaptée à la personne autiste de façon individuelle à partir d'une évaluation de ses compétences et de ses émergences.
- il doit proposer un encadrement très structuré, et ne pas baisser les bras sous couvert du " trop tard" pour les adultes Autistes, l'éducatif par le biais des techniques comportementales afin d'initier la communication, est encore bénéfique chez les adultes.
-Il faut mettre en place une stratégie permettant à tout âge un travail ouvert à toutes les approches impliquant soins-education-sociabilisation.
- Mettre en place une réflexion pour anticiper les besoins à venir et parer à l'inquiétude des parents vieillissants, prendre en compte l'accompagnement renforcé après le décès des parents.
- Ne jamais perdre de vue que l'accompagnement c'est tenir compte des besoins, des envies, des goûts de la personne.
- Pour réussir un bon accompagnement, il faut ajuster régulièrement les soins et les mesures éducatives à l'évolution de la personne autiste tout au long de sa vie. La personne autiste n'est pas condamnée à mener une vie de recluse.
- Les parents ( et aussi,totalement ignorées, les mères nounous des enfants placés) doivent avoir la possibilité de contribuer pour beaucoup dans le choix le plus libre à la mise en oeuvre des méthodes d'accompagnement ( on a le devoir de les écouter) ils doivent être informés des palettes de prise en charge présentes dans le département, des possibilités de cumul, temporaire,PCH......etc..

3) Les bonnes pratiques
- Ne plus utiliser d'intervenants méconnaissants les spécificités de l'autisme, ceux ci sont trop démunis face aux comportements des autistes, ces situations ne peuvent qu'engendrer l'angoisse, la demotivation, les risques de négligence, la maltraitance.
- Les accompagnateurs doivent bénéficier d'une formation spéciale et continue, cette formation doit être obligatoire avant toute embauche pour un travail dans l'accompagnement des personnes autistes.
- L'intégration doit être un souci de tous les acteurs, les petites victoires sur les chemins de l'autonomie se gagnent par un accompagnement de tout les instants.
- Ne plus éluder la délicate question de la sexualité des autistes et y trouver des réponses sans préjugés.
- Ne plus se tenir passivement au cursus établi, mais travailler efficacement vers le meilleur et non vers l'impasse.( on peut trés bien concevoir de partir d'une MAS pour un FO, plutôt que de faire du "sur place")
- Utiliser les financements accordés dans le cadre des programmes " autistes " véritablement pour l'accueil des personnes concernées et non jouer sur le " ré-etiquetage "du handicap sans que la nature autistique du handicap soit serieusement identifiée.
- Se pencher avec connaissance sur la médication ( en particulier sur les psychiatre prescripteur intervenant non formé à l'autisme) Il faut là aussi un personnel compétent, se poser la question des meilleurs moyens pour effectuer un sevrage, on doit recourir au Centre Ressource Autisme.
- Ne pas sous estimer le nombre de personnel encadrant, résoudre la diminution du volume horaire avec des prises en charge " au rabais" depuis l'instauration des 35 heures qui se fait au détriment des personnes accueillies ,cette réduction de temps de prise en charge se concrétise souvent aussi par la suppression des sorties, loisirs et activités extérieurs sociabilisantes.
- Faire en sorte de maitriser les réticences des personnels ou au contraire d'ecouter les demandes d'amélioration de ce même personnel face au probléme de l'autisme.
- Améliorer les rencontres avec les parents et que le discours ne soit pas à sens unique, souvent des assertions des équipes et peu d'écoute des demandes.
- Revoir et redéfinir, accentuer les conditions de fonctionnement de l'accueil temporaire, rétablir la notion d'accueil d'urgence. Ces accueils doivent être structurés et encadrés par de véritables professionnels.

4) Une remise en cause profonde de certaines habitudes

- Respecter le temps qu'il faut à chaque personne autiste, pour accepter un changement de lieu, d'etablissement, en particulier celui du passage de l'adolescence à l'âge adulte, d'un IME vers une MAS,par exemple, ceci à notre connaissance n'est jamais pratiqué, c'est toujours en urgence que se fait ce passage, une place libre doit être prise immédiatement, il n'est pas question d'attente ou de "réservation" ou de balancement pendant quelques temps entre les 2 structures. Ce qui doit se faire avec l'autiste. Par là même, arrêter le phenoméne que l'on fait subir aux parents par la menace de ne pas accepter leur adulte si il ne prenne pas la place immédiatement.De surcroit, ne plus pratiquer le clientélisme et adopter un comportement entre structures pour le bien de la personne accueillie et non pour préserver un quelconque terrain "chasse gardée"
- Dans le même registre, arrêter les pratiques qui consistent à faire croire aux parents d'autistes souvent démunis, que mettre leur enfant sous tutelle est une obligation dés l'âge de 20 ans, ainsi que de remplir, signer et faire remplir des certificats médicaux à la place des parents au moment des demandes AAH. Ces procédés, non seulement sont illégaux, mais maintiennent les parents sous une sorte de toute puissance des institutions, et réduisent à zéro la personne autiste citoyenne.
- Il est temps d'en finir avec ses mauvais rapports de force," parents-institutions", les parents n'ayant souvent aucune connaissance de leur droit, se contentent souvent de dire merci . Pour les parents d'autistes le fait que leur enfant , souvent mutique, ne peut leur donner aucune précision sur sa prise en charge, ne fait que doubler leur solitude, leur angoisse et leur manque de confiance, tout ceci au dépend de leur enfant. Il est temps que les institutions par moins de desinvolture, renouent le dialogue et rebâtissent la confiance afin qu'un travail efficace voit le jour.
- Les parents doivent être impérativement associés à l'ensemble des soins apportés, remettre en question certains traitements médicamenteux inadaptés. Les personnes autistes doivent être autant que possible épargnées au recours à des traitements permanents.
- Abandonner l'idée préconçue des personnes autistes comme objets de charité pour en venir aux personnes autistes détentrices de droits.
- Abandonner l'idée préconçue des personnes autistes comme de simples patients pour en venir aux personnes autistes comme citoyens autonomes.
- Abandonner l'idée préconçue des professionnels prenant des décisions au nom des autistes pour en venir à impliquer et responsabiliser les autistes ou leur représentants sur les questions qui les concernent.

5) ce qui ne faut plus jamais voir

- Bien sûr, la maltraitance dite active, intentionnelle par de mauvais traitements, mais aussi la maltraitance dite passive, comme:
des temps d'inactivité trop longs,
des refus systématiques soit parce que la demande n'est jamais comprise, par manque d'attention, par manque de compassion, par manque de temps sur des emplois du temps mal gérés, par manque de formation,par manque d'intêret,
par remplacement de personnel non qualifié,
des attentes assises dans l'indifférence si ce n'est quelquefois vu avec plaisir, c'est du travail en moins!,
la solitude,
le refus d'une activité parce que la personne à une pathologie un peu plus lourde, ou sous l'excuse qu'elle peut perturber le "groupe",
des heures de prise en charge retirées pour des raisons afférentes à l'organisation interne des institutions,
L'inconfort ou inadaptation des locaux
la sur médicalisation pour calmer
ne pas comprendre les besoins élémentaires, la douleur (maux de dents ou mal de ventre)
culpabiliser les parents sur leur façon d'elever leur enfant
ne pas répondre ou ne pas écouter la "traduction" que peuvent faire les parents qui ont remarqué un problème, ou un changement soudain et néfaste de leur enfant,
Mal prendre en charge est une maltraitance en soi
ne plus jamais voir la maltraitance par ignorance ou par négligence et la maltraitance par renoncement ( la formation est le seul remède)
la maltraitance dû à cette non formation est aussi dû à l'existence de préjugés,l'ignorance de la perception de la réalité des autistes ( c'est une maltraitance de hurler le nom d'un autiste qui a le filtre auditif atteint ou de le tirer par le bras si il ne répond pas à une demande qu'il ne peut comprendre)
La maltraitance par manque de stimulation
Ne pas procurer des loisirs ou des moments de détente
Ne pas la rassurer ou la calmer
Ne pas s'intéresser à chaque geste qui peut être des demandes
ne pas éviter le stress

6) en mettre en place immédiatement


Respecter l'arrête du 8 septembre 2003 et fournir à qui de droit le livret d'accueil avec la charte des droits et libertés de la personne accueillie, le règlement de fonctionnement si possible au delà du contrat minimal.
Le doubler avec les droits de la personne autiste contenu dans la charte d'autisme Europe en particulier les articles 4,6,8,9,12,15,16,17,18,19 ( charte jointe)
Installer ou réinstaller de façon efficace les PEI,les carnets de correspondance, les réunions avec les parents,associés ceux ci (comme pour les devoirs scolaires) aux répétitifs des apprentissages mis en place dans les PEI.

   Schéma départemental du handicap

                                       Toutes les associations s'occupant du handicap ont été invitées à se réunir afin de discuter des problèmes des personnes handicapées et de faire émerger les besoins. 
Pour notre part, nous avons demandé un référentiel de bonnes pratiques pour la prise en charge des adultes autistes et la création de places en foyer d'accueil médicalisé pour cette même population, il n'y a qu'un seul foyer d'accueil médicalisé  dans l'orne, il est inter régional et ne reçoit que des personnes atteintes d'épilepsie. 
                                         
                                         La réalisation du référentiel devrait se faire fin 2009......peut être!

                                         Pour le foyer d'accueil médicalisé, 2 ans à compter de l'adoption du schéma, nous avions proposé une solution plus rapide......les adultes autistes de l'orne attendront donc encore au moins 3 années.......tant pis pour les "sacrifiés" qui partiront .......en Belgique! et ne nous laissons pas berner par la prestation de compensation du handicap qui n'a aucune utilité lorsque les parents décèdent......nous en reparlons!


 

 

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