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Prise en charge différente

En institution

A domicile

Foyer d'acceuil médicalisé

 

Comment ne pas constater cette douleur, pour nous parents (et pour eux:grands enfants) qui nous fait passer des nuits blanches à savoir ce que vont devenir nos " grands-petits". Comment ne pas se dire qu'ils sont doublement "punis " et nous aussi, pour vivre cette différence et cette angoisse lancinante du devenir après nous? Pour l'avoir vécu, nous savons que les financeurs des institutions ne fonctionnent que par coût de budget et les gestionnaires que par prix de journée, Les êtres humains que sont nos enfants n'existent pas ........! ( nous avons même entendu dire "qu'ils n'étaient pas rentables!)
Dans notre société française, en retard de 20 ans sur la prise en charge de l'autisme, et où seule la prise en charge des enfants fonctionne comme ci-commença, force est de constater que pour les adultes, la prise en charge correcte est pratiquement au point mort.....pourtant les enfants d'aujourd'hui seront des adultes demain. Est ce que les parents croient vraiment que tous ces enfants autistes seront tous autonomes un jour?
Il faut se pencher un peu plus sur ces oubliés qui non seulement, n'ont pas pu profiter de ces mouvements éducatifs dans leur enfance, mais qu'on laisse sur le bas côté de la route en leur proposant des places (quand il y en a!) dans le généraliste ou ils ne feront que survivre et encore très mal......
Nous n'avons pas beaucoup le choix, il faut que l'on se batte pour que des lieux de vie apparaissent. Notre association a bien l'intention de proposer d'autres façons de prendre en charge ces adultes autistes. Les idées ne manquent pas mais la volonté des financeurs n'y est pas;
Exemple dit "utopique" ; maintenir un adulte autiste dans la citoyenneté en le faisant vivre dans sa "maison" avec des aidants, même 24h/24h, même si il est totalement dependant, la loi de 2006 le permet.....probléme: les financeurs (conseil général) par le biais des CDAPH, n'appliquent pas ou peu pour les personnes dépendantes .......et pourquoi? il faudra donc encore se battre pour que la loi soit interprétée pour le bien des personnes handicapées et non pour équilibrer des budgets quelconques.......nous en parlerons dans la rubrique les droits....

 

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Institutions:

Comme toujours il y a du bon mais il y a surtout du mauvais.......Avant tout, en tant que parents, ne vous laissez pas voler votre place de responsable de la vie de vos adultes autistes....

Quand on a la chance d'avoir une place, on préfère ne pas la perdre! mais sachez que les institutions ne se gênent pas, quoi que vous fassiez, pour être toujours les "chefs gagnants". C'est nous qui devons faire cesser ces comportements!
Nous ne sommes pas à leur disposition , ils sont à la disposition de nos adultes!

Votre grand enfant doit avoir dorénavant le livret d'accueil, le contrat de séjour et la garantie des droits des personnes accueillies. Si vous ne l'avez pas, exigez les, c'est la loi! Exigez de connaître les projets d'établissements, c'est également un droit.

Pour les personnes atteintes d'autisme, la moindre des choses est d'avoir un plan individuel de prise en charge; on ne se comporte pas avec une personne autiste comme on se comporte avec une personne trisomique!
Malheureusement, si votre enfant adulte est dans un système généraliste, vous ne pouvez exiger une prise en charge adaptée, sauf, si le projet d'établissement en fait référence. Par contre, n'hésitez jamais, si vous sentez de vrais problèmes dans l'accueil, de vous référer à la maltraitance, dans le généraliste la notion de maltraitance insidieuse existe et peut être signalée:

Exemple, votre grand enfant reste sans rien faire: c'est de la maltraitance!

on ne l'incorpore pas dans une activité car il perturbe le groupe: c'est de la maltraitance!

on l'oblige à manger des choses qu'il ne supporte pas parce que les autres le font: c'est de la maltraitance!

on lui donne des neuroleptiques sans vous en informer: c'est de la maltraitance!

on l'attache (vu dans une institution de l'orne en 2007) pendant que les AMP, (pas assez nombreuses) s'occupent d'autres personnes: c'est de la maltraitance!

il a des bleus ou hématomes répétitifs sans explication, ou avec explications du type « il s'est fait cela tout seul »: c'est de la maltraitance!

L'institution a le devoir de trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les résidents et non le contraire. Surtout ne vous laissez pas impressionner, n'oubliez pas que vous pouvez entrer au conseil de la vie sociale de l'institution, mais surtout essayez de rencontrer d'autres parents. Avez vous remarqué comme on ne vous les présente pas, même lors de portes ouvertes......! la division fait la force, chaque parent croit être seul avec ses difficultés, il faut se regrouper et exiger de la qualité.

OUI, C'est difficile! voyez cet exemple:

Voilà ce qui peut arriver si un parent pose des questions, c'est la personne handicapée qui est punie, A LIRE ET A VOUS DE JUGER !!!!: MAIS SURTOUT A NE PLUS ACCEPTER !! LES TRIBUNAUX SONT FAIT POUR ÇA!
origine des questions: blessures reproduites 3 fois de suite !
L'institution ne « voit pas du tout, comment c'est possible....! »
Voir la photo :Blessure.jpg
la réponse: on punit la victime
pour voir la lettre: lettre.bmp
L'état représenté par la DDASS de l'Orne , a été alerté.
Le chef d'établissement a été convoqué par celle ci, puis la famille a reçu une jolie lettre, leur disant que la situation ne pouvait que s'améliorer......!
cela c'est effectivement amélioré!!!
Le jeune adulte fut laissé de coté sur des activités ou il trouvait de la joie;
exemple ne pas l'emmener à la fête foraine comme chaque année, alors qu'il passait tous les jours devant en allant à l'institution, on peut imaginer ce qu'il devait ressentir......! résultat une semaine de déprime, des signes de régression......et lorsque on pose la question du pourquoi la réponse est «  ah! oui, c'est vrai on a OUBLIE de l'emmener..... » autre exemple:
On n' adresse plus la parole aux parents, on ne leur donne plus les menus des repas de leur fils, on ne répond plus sur le cahier de correspondance, on ne leur rend pas l'argent payé pour le mini camp, on leur rend les préparations alimentaires sans gluten ( alors qu'il y a une ordonnance du médecin de famille) ainsi de suite fait de mesquineries.......!
La suite? on doit retirer le jeune adulte de l'institution..... tout ce comportement est parfaitement calculé, les institutions n'ont pas le droit de "virer" un résident.....
Quand à la DDASS de l'Orne, silence assourdissant.......aucun suivi, et aucune réaction du départ du jeune adulte.

Il y a mieux, la DRASS Basse Normandie, elle même interpellée se contenta d'envoyer un courrier en signalant qu'une inspection avait eu lieu quelques temps auparavant et que rien n'avait paru suspect......! Cette "inspection" était en fait une inspection "financière" on se demande même si les représentants de la DRASS Basse Normandie, ont vu UN seul résident......!

OUI, tout ceci, est difficile, mais c'est en recevant de plus en plus de réclamations que la DIRECTION de la DDASS de l'Orne, prendra par obligation ses responsabilités, on veut croire la DDASS de l'Orne n'est pas représentée forcement, que par une seule personne dénuée de la conscience de travailler pour des personnes vivantes et souffrantes. Oui, le fonctionnaire pur et dur du 19 ème siècle n'a pas encore disparu......! encore une fois, chacun se croit seul avec ses réclamations et c'est pour cela que rien de vraiment concret en terme de contrôle et d'obligation de « faire » de la qualité ne se réalise. IL FAUT donc encore une fois se regrouper, par le biais d'une association, afin que les réclamations soient prises en compte.

 

Si vous avez la chance d'avoir obtenu pour votre adulte une place dans un établissement pour adultes autistes, les problèmes ne sont pas forcement inexistants, surtout pour les établissements datant de 1995 à 2000.
En effet, des gestionnaires se sont lancés dans la prise en charge de l'autisme sous le seul fait du nom, sans formation, sans renforcement de personnel, souvent accueillant des personnes dites autistes qui n'en sont pas, dans l'Orne particulièrement, on peut dire que c'est souvent n'importe quoi.......!
Pourtant ces établissements ont obtenu ( merci aux financeurs incompétents) un agrément "autiste" vous devez alors exiger de connaître le projet d'établissement, de constater qu'il est appliqué et de prévenir les organismes financeurs si il ne l'est pas! Notre association est là pour ça dans ces statuts. Là, non plus ce n'est pas facile, encore une fois réunissez vous et contestez en force......

Dans l'Orne, 6 places réparties entre l'ADAPEI Orne et ANAIS ont ainsi totalement disparues......dans l'indifférence générale des financeurs, dans ce cas de figure: la DDASS de l'Orne.....!

Les établissements dernièrement ouverts sont de toute évidence de meilleure qualité, mais la surveillance est toujours utile......le gestionnaire fait ce qu'il veut, et si il ne s'interesse pas vraiment à l'autisme, le « n'importe quoi » se réinstalle très vite. Il faut donc être vigilant! et suivre de façon assidu les projets d'établissements et leurs évolutions par rapport aux nouvelles connaissances.

C'est aux parents de surveiller, car ostensiblement les rouages de surveillance de la qualité ne fonctionne pas du fait de ceux qui en sont en charge. Ceux ci par contre, travaille beaucoup sur les comptes des établissements, ils ont raison, mais comme jamais rien ne fonctionne vraiment bien, ces mêmes «  surveillants » refusent souvent de financer (quand elles émergent et c'est rare) des améliorations interessantes pour les personnes handicapées........mais, bon! les gestionnaires sont souvent des «  grands pleureurs de manque de moyens » mais qui ont toujours des siéges sociaux luxueux.......!

Dans l'orne, pas de danger de dérive pour ce type d'établissement , puisqu'il n'y en a pas!! Le travail de l'association a forcé l'état/ DDASS de l'Orne et le conseil général de l'Orne, a lancer un appel à projet ( au demeurant copié/collé de notre projet) nous allons donc peut être nous retrouver avec un gestionnaire à « problémes » dans quelque temps...! Nous vous tenons au courant de ceci dans la rubrique FAM.

Par expérience, il ne sert à rien de se plaindre aux personnes qui sont à côté de vos adultes (AMP,aides soignantes....) car il faut le savoir, il y a trois catégories de travailleurs dans les institutions:

les plus âgés d'entre eux ont cru, souvent poussés par une vraie compassion, pouvoir changer les choses et sont maintenant épuisés faute d'avoir été écouté, ce qu'on appelle le « burn out », pour eux c'est fini!

il y a tout ceux, plus jeunes, formés différemment, (souvent très mal par rapport à l'autisme), qui sont encore concernés et veulent apprendre, mais qui ne peuvent pas vraiment travailler comme ils le pensent, car pratiquement toujours leurs idées, leurs énergies, leurs envies ne sont jamais pris en compte par les gestionnaires,( par l'intermédiaire de la hiérarchie) les réunions sont des leurres et il faut craindre que leurs passions s'émoussent.....ne faisons pas d'angélisme il y a toujours des brebis galeuses qui n'ont aucune conscience.......

Le personnel est trop souvent maltraité par leurs "patrons" trop condescendants, qui eux ne se trouvent jamais à côté de nos enfants pour le "pipi-caca", il faut le savoir, aussi, ne "tapez" sur les accompagnants, vous feriez le jeu de ceux qui dirigent et que vous ne voyiez jamais.....

C'est à ceux là que vous devez vous adresser de façon ferme sur les problèmes que votre adulte rencontre, il faut que ces gens arrêtent de faire du paternalisme ( ah! ma pauvre dame! comme ça doit être dur pour vous?) pour éviter de se remettre en question sur l'origine de leur fonction associative,de répondre à nos vrais questions.
Nous en avons assez d'avoir affaire à des "usines à handicap" gérées comme telles, nous avons entendu le terme " stock" pour parler des personnes handicapées (traduction du mot anglais cheptel) lors de réunions!!!!!, ça suffit.....! .forcez les portes! notre association et d'autres sans doute sont là pour vous aider!

La troisième catégorie est celle des personnes qui travaillent là simplement pour gagner leur vie, là encore ce n'est pas vraiment de leur faute, les gestionnaires ont tendance par soucis d'économie surtout sur les encadrants, (alors que cela devrait être le premier poste de budget, ou passe l'argent?) a employer du personnel non qualifié et sous payé.....à coup de CDD renouvelable, de changement d'horaire sans préavis, le pion à déplacer sans vergogne.....ce qui doit s'appeler sans doute "bonne gestion"!

Nous les déchargeons volontiers d'une part de leur mauvaise gestion du personnel, quand ils ont comme exemple le comportement des financeurs qui, DES qu'un projet émerge ne regarde qu'une chose, le coup du PERSONNEL........et c'est toujours trop cher!

Lors de notre projet de Foyer d'accueil médicalisé à Argentan Orne, les administratifs du conseil général de l'Orne, ne nous ont ils pas dit, que notre projet en pavillons séparés engendrait trop de personnel.....ne comprenant pas de quoi ils parlaient, il nous fut alors expliqué que si tout le monde était réuni sous un seul toit, le personnel serait moins nombreux, puisque les adultes autistes étaient tous ensemble.........bref, un GARDIEN de surveillance pour 20 personnes adultes autistes, plutôt que 1 accompagnant pour 2 adultes autistes.......! On croit rêver sur la compréhension du conseil général de l'Orne et de l'état sur la prise en charge des adultes autistes recommandée par le plan autisme 2008-2012......

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A DOMICILE:


La vie à domicile pourrait être une bonne solution, si il n'y avait pas le problème de l'interprétation de la PCH ( prestation de compensation du handicap)! et, pour les personnes totalement dépendantes, l'épée de Damoclès: le décès des parents.

Sachez que la loi de 2005 est une loi qu'il faut s'approprier.Avant tout oublier ce qu'était la COTOREP et ses barèmes obsolètes sur la problématique des adultes autistes.

Les maisons départementales du handicap, et celle de l'Orne en particulier, ont dans leurs prérogatives de répondre à TOUS les problèmes des personnes handicapées. Bien sur, ne faisons pas d'angélisme, souvent leur manque de moyens financiers ou leurs outils de travail obsolètes, ne peuvent les amener à avoir une réponse parfaite pour tout. Nous savons que la MDPH 61, son Directeur et le personnel essaye le plus possible, en travaillant avec les associations, de répondre aux problèmes posés, ou à diriger le mieux possible une recherche de réponse......

Il faut là encore avoir de la patience, c'est de jour en jour, qu'ils essayent de bien fonctionner: nous le savons, 4 mois pour un dossier c'est long....mais la MDPH 61 est tenu par un système lourd imposé par la loi et supervisé par le Conseil Général de l'Orne ( toujours lui!)......douceur de l'administration!! Nous vous l'affirmons, la MDPH 61 est plutôt au "TOP" comparée à d'autres MDPH....!

Faisons la différence entre les personnes extrêmement concernées de la MDPH 61 (et nous les connaissons!) et le reste......alors, si le téléphone ne réponds pas bien, si les courriers sont longs, si les décisions semblent injustes.....ne vous en prenez pas aux gens de la MDPH 61, mais plutôt aux "dirigeants financeurs" ; conseil général et état.....et peut être à vous aussi!

Car, le problème est là.
Les demandes sont traitées par la MDPH 61, encore faut-il que ces demandes soient précises:

vous avez des problèmes dans la maison, d'accord! ne partez pas sur des choses irréelles, posez vous la question suivante: quelles sont les choses dans la maison qui gênent votre vie et celle de votre adulte autiste? dites vous toujours, si mon adulte était ordinaire,( car il est extraordinaire!) ceci ne poserait pas de problème, là nous avons un problème! ne perdez jamais de vue qu'il faut comparer votre vie avec la vie des gens ordinaires : c'est la prestation de COMPENSATION du handicap, c'est ce mot là dont il faut se souvenir.

Ceci est valable dans tous ce que vous pouvez obtenir par le biais de la MDPH61; maison ( sécurité, facilité,modernité...) voiture (aménagement, facilité de déplacement, carte de stationnement....) frais supplémentaires ( couches...) et surtout les aides humaines .

Celles ci demandent une explication un peu plus tenue, surtout pour la problématique des adultes autistes. Oubliez le système de tierce personne, dorénavant c'est la possibilité d'un vrai accompagnement que vous pouvez obtenir, mais il faut un vrai projet et vous battre pour l'obtenir.

Le système consiste de façon simple à demander des heures d'accompagnement pour votre adulte selon SES besoins. Lorsque vous demandez un dossier à la MDPH 61, le papier le plus important en dehors de bien cocher les demandes est LE PROJET DE VIE de votre adulte

Qu'est ce qui pourrait améliorer sa vie et par le même, la vôtre? nous le savons, si votre adulte est à domicile c'est que vous êtes en attente d'une place en institution, il est donc sur une liste d'attente, et vous le savez les places sont rares. Cela peut donc duerer!.Il faut donc que cette période à domicile soit la plus heureuse possible pour vous et votre adulte.

D'abord, n'ayez pas honte de dire que vous êtes fatigués et que vous avez besoin de temps, car sachez le, même si cette loi existe on profitera encore de votre présence de façon gratuite....



Une évaluation va donc être faite pour votre adulte, une chose à ne pas oublier VOUS COMPAREZ ce qu'il sait faire avec une personne du même age non handicapée, donc ne dites pas :
"oui, il sait aller aux toilettes tout seul, alors que vous êtes obligé de l'accompagner pour ouvrir le bouton de son pantalon ou le surveiller car il va en profiter pour ouvrir les robinets ou jouer avec la chasse d'eau......" dites la vérité ;" il ne sait pas aller aux toilettes tout seul comme un adulte ordinaire et du même âge!!!" ça c'est la loi, n'essayez pas de démontrer aux évaluateurs que votre adulte n'est pas "aussi handicapé que ça" ceci est un réflexe de parents aimants et c'est bien, mais les évaluateurs ne sont pas là pour vous juger ou juger votre adulte, ils sont là pour comprendre les difficultés. Nous savons en tant que parents que nous défendons de façon forcenée nos enfants et ce qu'ils savent faire.....et ceci est normal dans nos sociétés.....

Lorsque vous aurez évalué le nombre d'heures que vous souhaitez pour votre adulte, votre dossier passera en CDAPH. Si vous êtes concernés, vous irez le défendre auprès de cette commission, en effet la MDPH 61 présente les dossiers, ses tenants et ses aboutissants et le défends MAIS, ne vous faites aucune illusion, si vos demandes sont considérées comme trop onéreuses par le Conseil général de L'Orne (représenté par le Président de la commission des affaires sociales, on vous le rappelle élu par vos votes!!) vous aurez des difficultés. La loi pourtant existe, il faut que vous la maîtrisiez pour défendre vos demandes et ne pas vous laissez faire....

Lorsque vous aurez obtenu le feu vert pour les heures d'accompagnement, ne vous précipitez pas sur le système "prestataire de service". c'est facile, on vous envoie quelqu'un et vous ne vous occupez pratiquement de rien.......

MAIS, que vouliez vous pour votre adulte? si vous cherchiez simplement quelqu'un qui vous aide pour la toilette, les repas,les courses.....cette formule suffit!

Si vous désiriez que votre adulte soit compris dans ses désirs, qu'il puisse avoir des activités (piscine, cheval....) que la personne qui soit à son côté le sorte, avec votre aide, de sa solitude et par la même de la vôtre, choisissez de concrétiser ses heures par un emploi direct. Vous avez le droit (en fait, votre adulte) d'engager une personne qualifiée pour aider à faire mieux vivre votre adulte.

Cela demande un peu plus d'organisation: vous devrez gérer un véritable emploi avec tout ce que cela comporte (contrat de travail,planning, horaire, définition du travail....)
et bien sur, engager une personne. Il n'est pas difficile de trouver dans l'orne des Aides Médicaux psychologique (AMP), beaucoup de ces personnes mal traitées par les institutions cherchent à s'exprimer dans leurs désirs dans d'autres conditions. L'ANPE,vous trouvera cette personne.

Il vous sera plus facile d'expliquer à un professionnel comment fonctionne votre adulte, même si souvent les AMP ne sont pas formées à l'autisme, leur expérience  leur donne quelques bases solides pour commencer. Notre association est là pour vous donner d'autres informations, des exemples, et des témoignages de réussites ......contactez nous!

Cette situation peut devenir pérenne, si il y a volonté de tous, et on pourra ainsi s'éloigner des institutions pour aller vers une intégration citoyenne même pour les plus dépendants. Notre association travaille sur ce projet.


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Oui! ce fût un vrai combat et nous l'avons perdu!
l'histoire est lamentable et se retrouve régulièrement dans toute la France. Dans l'orne, ce refus est encore plus inexplicable et impardonnable, que ce département est dans les 10 derniers en France ou aucune place n'existe pour les adultes autistes.


Nous avons en 2005, interpellé l'état (DDASS de l'Orne) et le conseil général de l'Orne, afin qu'un endroit voit le jour pour accueillir les adultes autistes. Au début de notre histoire, nous avions simplement pensé que les gestionnaires gros et historiques du département devaient s'en charger. Nous avons vite déchanté lorsque nous avons appris que 6 places pour adultes autistes avaient été accordées mais avaient, dans l'indifférence des financeurs, totalement disparues ! lors de réunions, ces gestionnaires ont reconnu que cette prise en charge n'était pas un problème " urgent " pour eux!
Nous avons décidé de porter nous même un projet.......!

 

nous avons tout appris sur le médico social, nous avons visité beaucoup d'endroits réservés à la prise en charge des adultes autistes,nous avons vu des directeurs, nous avons parlé et écouté, nous avons investi financièrement dans un projet architectural innovant.........nous avons beaucoup travaillé, la nuit souvent car nous avions nos enfants à la maison.......et nous avons déposé un projet. Sous l'ancienne présidence du conseil général de l'orne, notre projet a reçu un accueil favorable, l'état suivait sans être vraiment concerné. Nous avons déposé le projet au CROSMS.

C'était sans compter avec la politique........les élections cantonales arrivaient. Le Président en place Gérard Burel, ne se représentait pas ! son vice Président Alain Lambert, lui, n'avait qu'une envie, prendre la place.....! avant les élections le Président Burel démissionna et laissa la place à son vice Président du même bord politique et ancien secrétaire d'état au budget du gouvernement Villepin.......Une nouvelle direction du pôle sanitaire et social arriva, et nous fûmes convoqués pour nous entendre dire que notre projet avait maintenant un avis défavorable.....l'état très obéissant suivait....

Les raisons avancées étaient surréalistes, en vrac nous étions une association "bidon" " des parents caractériels" "nous étions incapables de gérer la chose......etc...!

bref, à la limite on voulait bien discuter du projet mais présenté par des gens "sérieux".(sic) Faisant fi du mépris tout nouveau ( jusqu'à là, on nous prenait au sérieux) qu'on nous attribuait, nous avons cherché un partenaire "sérieux" pour assumer la gestion.

Nous l'avons trouvé chez l'association française de gestion des établissements pour autistes (AFG). Nous avons mis en place un partenariat de gestion avec une clause qui laissait la gestion complète à AFG, après la mise en place du projet d'établissement. 

Nous avons proposé ce partenariat à la DDASS Orne et au conseil général de l'Orne, et là, notre surprise fût au comble quand on nous refusa encore l'avis favorable.......

Nous avons interpellé les conseillers généraux élus pour leur demander qui dirige le département sur un fait de société, personne n'a eu la décence de nous répondre, nous avons demandé de façon personnelle au Président du conseil général de l'Orne Alain Lambert, de nous dire qui gère effectivement le département.....aucune réponse!

Nous avons compris; les autistes et le coût de leur prise en charge semblent bien inutiles au conseil général de l'orne et à son nouveau Président.......qui préfère les médias parisiens à son département......!
Comme pour parfaire leur mépris, le refus qui nous a été appliqué, à notre sens,a été fait totalement en désaccord avec la réglementation du CASF.
Nous avons mis tout ce monde au Tribunal administratif, sans aucune illusion du reste, l'adage du pot de terre contre le pot de fer est une réalité.........

Dorénavant, plus personne ne nous répond. Nous avons pourtant proposé au Directeur des services du conseil général de l'Orne, pour le bien des adultes autistes, qu'AFG reprenne notre dossier et nous, nous nous retirions, ce qui faisait tomber tous les griefs émis à notre encontre et donc la possibilité d'un début d'ouverture fin 2009.....! silence glacial.......
Aux dernières nouvelles, un appel à projet va avoir lieu.....quand? avec qui? sans doute avec des gestionnaires qui font disparaître des places, en tout cas c'est certain au rabais........!et ne parlons pas de la prise en charge, les financeurs n'ont aucun outil de travail pour cette problématique et de toute façon ne contrôlent jamais la qualité de cette même prise en charge de plus, comme d'habitude, ne soyons pas pressés ( on attend depuis I995 date des premières recommandations!) pas avant 2012! notre 1ére intervention date de 2005......7 ans donc pour "une priorité" comme dit dans tous les courriers reçus.....de qui se moque -t-on? Nous vous en laissons juge.....! doit on rappeler ici, que c'est de notre argent qu'il s'agit !